Un outil de premier ordre dans létude de la parlure française du Canada



| Terme | Définition |
|---|---|
| H |
Cette lettre est rarement aspirée. On prononce asard air, ardiesse, onte, etc., au lieu de hasard, haïr, hardiesse, honte. Ref: Sylva Clapin 1894 |
| HABILLER |
v. a. Figure métaphorique, en usage parmi les chasseurs et les trappeurs, pour " dépouiller un animal de sa peau." C'est surtout là l'expression consacrée parmi ceux qui se livrent à la chasse des loups-marins. On dit aussi scalper. Ref: Sylva Clapin 1894 |
| HABILLER, |
v. tr. 1° Faire habiller, acheter des habits à. ¬ Ex.: Il est allé habiller son garçon pour le mariage. 2° Donner une semonce à. Ex.: II s'est fait habiller par le directeur. ¬ Fr. - Habiller = dire du mal de, couvrir de ridicule. Ref: SPFC |
| HABIT-À-QUEUE |
s. m. Habit, habit de soirée, frac. Ref: Sylva Clapin 1894 |
| HABITANT |
s. m. Celui qui cultive la terre, qui fait de l'élevage, et, d'une manière générale, toute personne dirigeant ou exploitant un établissement agricole ou horticole quelconque : C'est un habitant, c.-à-d. c'est un cultivateur, un paysan. Se prend souvent aussi adjectivement, dans le sens de mauvais ton, de manque d'élégance : — Vêtement taillé à l'habitant, c.-à-d. à l'emporte-pièce. — J'peux pas porter ça, c'est trop habitant, c.-à-d. je ne me montrerai pas dans cet accoutrement. Une application assez curieuse du mot habitant est en outre usitée parmi les chasseurs d'animaux à fourrures. Ceux-ci diront, par exemple, qu'un animal devient habitant, lorsqu'il tend à se fixer et manifeste un retour à des habitudes relativement régulières. - Loc. pop. : — Faire l'habitant, c.-à.d. agir avec la mesquinerie, la ladrerie proverbiale du paysan. Les premiers recensements du Canada ne désignaient, comme " habitants "stricts de la colonie, que ceux qui avaient fait acte de séjour par prise de sol, c.-à-d. qui défrichaient ou cultivaient. Cette distinction était alors toute naturelle, parce que l'on ne pouvait pas, dans le temps, considérer comme habitants ce qui restait de la population, c.-à-d. le monde flottant des fonctionnaires et des soldats. En effet ceux-ci, pour la plupart;, gardaient toujours leurs attaches en France, et, quand même il en eût été autrement, leurs chances d'un séjour permanent au pays participaient par trop du caractère d'instabilité inhérent à leurs fonctions. Ref: Sylva Clapin 1894 |
| HABITANT, |
s. m. Paysan, cultivateur. ¬ Vx fr. - L'abbé Paul Vigué, dans le Canada français de 1918·19 (t. I. pp. 217-219). soutient que le mot habitant avait autrefois le sens d'habitant de la campagne, de cultivateur. ¬ Fr. - Habitant = celui qui possède dans une colonie un domaine, une terre dont il a la propriété. ¬ Can. - Dans une ordonnance du Conseil souverain du 2 avril 1675, que J. P. Bédard cite dans les Nouvelles Soirées canadiennes (1882, pp. 39-48), on trouve l'expression « se faire habitans » avec la signification de: prendre possession de terres pour les défricher et les cultiver. V. article d'A. Rivard, sur le mot habitant dans le Canada français de 1918·19 (t. I. pp. 273-275). On donnait aussi ce nom aux premiers planteurs des Antilles. (V. Du Hailly, les Antilles françaises en 1863, dans la Revue des Deux Mondes (15 décembre 1863). - Habitant dans la Louisiane, a le même sens qu'au Canada. - Ironiquement, habitant a le sens de rustre: Espèce d’habitant, va !; - Ne fais pas l'habitant. Ref: SPFC |
| HABITUDE (D') |
Centre. de la France. Le mot est dans tous les dict., excepté celui de l'Académie. Ref: Oscar Dunn 1880 |
| HABITUÉ-ÉE, |
part. passé 1° Habité, peuplé. ¬ Vx fr.- M. s. ¬ Can. - Le mot habitué se trouve, avec le même sens dans l'ordonnance du Conseil souverain à laquelle se réfère la note sous Habitant. 2° Habituel. Ex.: Prendre sa place habituée. Ref: SPFC |
| HABITUER |
v. n. Demeurer, habiter, avoir son domicile. Etablir, s'établir. « Un noble habitué dans ce pays sauvage, Avait un frère sur les flots. » Voyage du sieur de Diéreville, p. 92. On dit aussi s'habituer, dans le sens de s'établir dans un lieu, de s'y fixer. Ref: Sylva Clapin 1894 |
| HACHE |
ÊTRE À LA) loc., Etre dans une dèche absolue. Littéralement, ne plus posséder rien autre chose que sa hache. Ref: Sylva Clapin 1894 |
| HACHE, |
s. f. Hache (avec aspiration). Ex.: Un coup d'hache. Ref: SPFC |
| HACHER, |
v. tr. Hacher (avec aspiration). Ex.: Il faut l'hacher avant de le mettre au feu. Ref: SPFC |
| HACHEREAU |
s. m. Couperet, hachoir. Ref: Sylva Clapin 1894 |
| HACHIS, |
s. m. Hachis (avec aspiration). Ex.: Un plat d'hachis. ¬ Dial. - M. s., Suisse. Ref: SPFC |
| HAGER, |
v. tr. Hacher. ¬ Dial. - M. s., Haut-Maine, Normandie. Ref: SPFC |