Un outil de premier ordre dans létude de la parlure française du Canada



| Terme | Définition |
|---|---|
| C' |
PAS, loc. N'est-ce pas? Ex.: Il faudra écrire, c' pas ? ¬ Dial. - M. s. Normandie. Ref: SPFC |
| C'CUCI, |
pron. dém. m. sing. Celui-ci. Ref: SPFC |
| C'CULÀ, |
pron. dém. m. sing. Celui-là. Ref: SPFC |
| C'EST |
loc. 1° Cest, est-ce que c'est, c'est·il, c'est·i = est-ce. Ex.: C’est-il vrai ? = est-ce vrai'?C'est-i un beau danseux ! = est-ce un beau danseur ! danse-t-il bien ! - Combien c'est ? = combien est-ce? - Combien est-ce que c'est? = combien est-ce'? ¬ Dial. - C'est-i = m. s. ¬ Picardie. Fr. - Pop. = m. s. 2° C’est pas rien = c'est sérieux, c'est grave, c'est pénible, c'est empoignant, cela dérange, c'est malheureux, cela sort de l'ordinaire, cela donne de l'importance. Ex.: Perdre sa femme, c'est pas rien = cela dérange beaucoup. - Depuis qu'il est maire, c'est pas rien = il se donne de l'importance. 3° Cest-i pas rien ! = est-ce assez malheureux) 4° Pourquoi c'est que = pourquoi (interrogatif ou non). Ex.: Pourquoi c'est que vous faites pas ça ? = pourquoi ne faites-vous pas cela ? - Je voudrais savoir pourquoi c'est que vous venez pas = pourquoi vous ne venez pas. Vx fr. - M. s. ¬ Can. - Pourquoi est-ce que = m. s. 5° Pour qui c'est que = pour qui (interrogatif ou non). Ex.: Pour qui c'est que vous me prenez ? = pour qui me prenez-vous? - Il ne sait pas pour qui c'est qu'il va voter = il ne sait pour qui voter. ¬ Vx fr. - M. s. ¬ Can. - Pour qui est-ce que = m. s. 6° Qui c'est qui, qui c'est que = qui (interrogatif ou non). Ex.: Je ne me rappelle pas qui c'est que j'ai vu, qui c'est qui m'a dit ça = je ne me rappelle pas qui j'ai vu, qui m'a dit cela. - Qui c'est que t'as vu'? = qui as-tu vu? ¬ Vx fr. - M. s. ¬ Fr. - Pop. = m. s. ¬ Can. - Qui est-ce qui, qui est-ce que = m. s. 7° Où c'est que = où (interrogatif ou non). Ex.: Dis-moi donc par où c'est qu'on passe = par où l'on passe. - Où c'est que tu vas? = où vas-tu ? ¬ Can. - Où est-ce que = m. s. 8° Quand c'est que = quand (interrogatif ou non). Ex.: Quand c'est que tu y vas '? = quand y vas-tu'? - Je sais pas quand c'est qu'il partira = quand il partira. ¬Vx fr. - M. s. 9° C'est pas ça = il n'y a pas à dire. Ex.: C'est pas ça, faut que j'aille l'entendre = il n'y a pas à dire ... 10° C'est pas ça ! - voÌÌÌÌÌÌÌÌÌÌÌÌÌÌÌÌÌÌÌÌÌÌÌÌÌÌÌÌÌÌÌ Ref: SPFC |
| C'MANDEMENT, |
s. m. Commandement. ¬ Dial. - M. s. Bas-Maine, Berry, Bretagne, Nivernais, Normandie, Savoie, Saintonge. Ref: SPFC |
| C'MANDER, |
v. tr. Commander. Ex.: Sans vous c'mander, passez-moi donc le pain. ¬ Dial. - M. s. Anjou. Bas.Maine. Berry, Bretagne, Nivernais, Normandie, Saintonge, Touraine. Ref: SPFC |
| C'MENCEMENT, |
s. m. Commencement. ¬ Dial. - M. J., Anjou, Bas-Maine, Berry, Bretagne, Nivernais. Ref: SPFC |
| C'MENCER, |
v. tr. Commencer. ¬ Dial. - M. s. Anjou, Bas-Maine, Berry, Bretagne, Nivernais, Normandie, Saintonge. Ref: SPFC |
| C'MENT |
QUE, adv. Comment. Ex.: C'ment qu't'es? comment vas-tu ? ¬ Dial. - M. s., Bas-Maine. Ref: SPFC |
| C'MENT, |
adv. Comment, comment. (Voir : ce mot.) ¬ Dial. - M. s., Bas-Maine, Nivernais, Normandie, Touraine. Ref: SPFC |
| C'MODE, |
adj. Commode. ¬ Dial. - M. s., Bas-Maine. Berry, Bretagne, Nivernais, Normandie, Saintonge. Touraine. Ref: SPFC |
| C'MODÉMENT, |
adv. Commodément. ¬ DiaI. - M. s., Normandie, Touraine. Ref: SPFC |
| C'MODITÉ, |
s. f. Commodité. ¬ Dial. - M. B., Anjou, Bas-Maine, Berry, Bretagne, Franche-Comté, Nivernais, Normandie, Saintonge, Savoie, Touraine. Ref: SPFC |
| C'T, |
adj. dém. m. sing. Il Cet. Ex.: Il est grand c’t homme-là. Dial - M. s. Bourgogne, Normandie. Ref: SPFC |
| C'TE |
adj. démons m. et f., Cet, Cette. Comme adjectif masculin, c'te n'est usité que devant les substantifs ayant pour lettre initiale une voyelle ou un h : C't enfant-là, c't homme-là. Quand le substantif suivant commence par une consonne autre que l'h, c'te est remplacé par ce, l'e de cette particule restant lettre morte. Comme adjectif féminin, c'te est employé dans toutes les circonstances, aussi bien devant les consonnes que devant les voyelles:—C'te femme, c'te fille, c't'armoire, etc. C'te dérive du latin iste, ista, dont on fit d'abord, par aphérèse, ste, sta, dans la basse latinité primitive, puis, plus tard, l'adjectif normand ste, qui est encore usité aujourd'hui : « Ste poure beite... n’est nourrie... » Ferrand, Muse norm., p.269. « ...Dan st'écrit que tu li adrêches... » Petit, Muse norm., p. 26. Ref: Sylva Clapin 1894 |