Institut généalogique Drouin

Johanne Gladu - généalogiste

Germaine Guevremont - Survenant

Collection Haldimand Collection

Histoire de Sorel-Tracy

Glossaire du parler français au Canada

Société du parler français au Canada - 1930

 

MANIEMENT DU GLOSSAIRE
I - DISPOSITION DE LA MATIÈRE

— LES DICTIONNAIRES ET GLOSSAIRES PRÉSENTÉS SUR CE SITE LE SONT EN TEXTE INTÉGRAL. DANS TOUS LES CAS, L'ORDRE DES CHAPITRES, SECTIONS ET SOUS-SECTIONS DE L'ÉDITION PAPIER A ÉTÉ RESPECTÉ —

Les mots relevés, à l'exception de ceux qui ne sont pas francisés, ont été orthographiés, autant que possible, suivant les règles ou l'usage ordinaire de la langue française. Ainsi, on a écrit: talle (non pas tale), parce que le sens canadien de ce mot est évidemment une extension du sens français de talle; trâlée (non pas trâlé), parce que, dans la formation des substantifs, le suffixe ée sert à exprimer une idée de collectivité; une bâtée (non pas une beauté), parce que cette locution paraît se rattacher à l'ancienne expression une boutée; poutine, parce que l'anglais pudding a pris cette forme en se francisant chez nous; shed, jam, parce que ces mots sonnent encore comme de l'anglais et qu'il convient, en conséquence, de ne pas leur donner une forme française.

Dans l'étude des mots relevés, on a suivi l'ordre alphabétique.

A côté du mot étudié, qui sert de titre il chaque article, ont d'abord été inscrites sa prononciation populaire en signes phonétiques et la catégorie grammaticale à laquelle il appartient. Puis, en autant de paragraphes distincts, se trouvent définies les différentes acceptions du mot ainsi que les locutions proverbiales où il entre, et chaque définition est généralement suivie d'un ou de plusieurs exemples en langage franco-canadien, traduits, quand il y a lieu, en français académique et destinés à rendre cette définition plus sensible. Enfin, sous chaque paragraphe consacré à la définition d'une acception ou d'une locution, sont placées les notes qu'on a pu recueillir dans l'ancien français, dans les parlers provinciaux, dans la langue du bon usage, dans le franco-canadien, dans l'anglais d'Europe ou d'Amérique, sur l'emploi ou sur la provenance de ce mot ou de cette locution.

Ces notes ont été distribuées sous les titres Vx fr. (vieux français), Dial. (dialectes), Fr. (français), Can. (canadien) ou Étym. (étymologie), selon le cas. Mais il ne faudrait pas prendre les termes vieux français et dialectes au sens que les linguistes leur attribuent d'ordinaire. Il n'est pas toujours facile de constater si un mot a été employé dans le dialecte qui est devenu la langue française, ou seulement dans un des dialectes tombés à l'état de patois: certains dictionnaires de l'ancien français enregistrent indistinctement les mots des différents dialectes de la langue d'oïl; d'autre part, dans les provinces, beaucoup de mots et de locutions ont cours qui ne sont pas des débris des anciens dialectes, mais tout simplement des archaïsmes de la langue officielle. Pour n'avoir pas à trancher ces difficultés, on s'est résigné à donner pour du vieux français tous les mots et toutes les locutions qu'on a relevés dans les lexiques de l'ancienne langue ou qui paraissent sortis de l'usage, et pour dialectaux les termes et les expressions qu'on a trouvés dans les glossaires des parlers provinciaux. Au reste, le principal dessein des notes est de rattacher à quelque idiome de France les vocables et les tours particuliers de notre langage populaire ou familier, et il importe peu que cet idiome soit celui de Paris ou celui d'un e province, pourvu qu'il soit de France; c'est aussi ce qui a induit les rédacteurs à ne donner l'étymologie que de quelques canadianismes, des anglicismes surtout.

Il convient d'en avertir ici le lecteur, chaque note doit se lire indépendamment de celles qui la précèdent ou la suivent; de plus, les mots en italiques, dans les exemples qui n'ont pas été traduits, ne sont pas toujours les seuls qu'il y ait lieu de corriger; enfin, les définitions que contiennent les notes Ou qui, assez souvent, accompagnent les équivalents français des mots étudiés, ont été empruntées pour la plupart, tantôt aux glossaires des parlers provinciaux, tantôt aux lexiques du bon usage.

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